L’élasticité du temps
juin
La question du temps est vraiment étonnante.
Ne vous est-il jamais arrivé de trouver le temps trop court lorsque vous viviez un moment agréable que vous auriez envie de prolonger ?
A l’inverse, n’avez-vous jamais vécu un moment désagréable qui semble s’éterniser, comme si le sort s’acharnait sur vous ?
On peut ressentir ses deux impressions lorsque l’on se retrouve entre les mains d’un thérapeute manuel : une détente musculaire sur un corps peu contracté pourrait durer encore et encore, alors qu’on aimerait que la zone douloureuse soit traitée rapidement.
En règle générale, après une séance de rebouterie, les personnes soulagées disent : « j’aurais dû venir plus tôt… ».
C’est juste une question de temps !
Plaisirs printaniers
mai
Youpi, le printemps est de retour ! La nature se réveille. Tous nos sens sont en éveil pour écouter les oiseaux chanter à longueur de journée, se laisser surprendre par des bourgeons qui poussent à vue d’œil, sentir la bonne odeur de l’herbe fraichement coupée.
Dans ce contexte parfait pour rêvasser, il faut parfois en passer par des étapes douloureuses. En effet, lorsque l’herbe prend de l’altitude, cela rime avec une sortie sympathique de la tondeuse à gazon. Et là, cela peut se gâter…
Les muscles de nos bras sont sollicités : ils serrent fermement la poignée, ils reçoivent les vibrations de l’engin, et tout cela pendant un temps certain. La tendinite n’est pas loin.
Nouveau proverbe capellaudain : Qui profite de l’herbe haute, met ses bras au repos.
Coucou !
avril
Je me présente. Mon nom est Piriforme. Je suis un muscle qui habite dans la profondeur de la fesse.
J’ai une spécialité : lorsque je me contracte de trop, mon propriétaire se plaint souvent d’un mal situé en bas du dos. Chut ! il ne sait pas que c’est moi qui suis souvent impliqué dans ses douleurs. Je sais me faire discret.
Ce petit jeu de cache-cache peut durer un petit moment avant que mon propriétaire ne se décide à demander de l’aide. Quand il va voir le thérapeute manuel, je n’aime pas ça parce qu’il me trouve toujours !
Fini le jeu.
Ecoutez-moi !
mars
Par un beau matin d’hiver, notre corps se réveille avec l’impression précoce, de se sentir fatigué. Il aimerait paresser un peu plus longtemps au lit. Mais nous savons que ce n’est pas possible car un tas de choses à faire nous attend. Alors, on n’écoute pas ce corps flemmard. Nous enchainons notre journée tâche après tâche.
Mais notre corps n’oublie pas sa fatigue. Pour se faire entendre, il est parfois obligé d’employer les grands moyens comme des vertiges, des blessures sérieuses qui nous obligent à ralentir.
Quand on vous dit qu’il faut écouter le langage du corps…
Ca coule de source
février
Tout ce qui est sur Terre est soumis à la pesanteur : l’eau prend sa source dans les montagnes pour rejoindre les mers ou les océans.Il en est de même pour le sang qui coule dans nos veines qui est attiré, en permanence, vers le bas c’est-à-dire nos jambes.
Avec l’âge mais aussi avec un facteur d’hérédité, d’hygiène de vie, d’alimentation, le sang remonte moins bien vers le haut du corps.
Le travail du rebouteux va favoriser ce retour veineux et apporter ainsi du soulagement chez le patient.
Les bougies d’oreille
janvier
Comment ? Qu’est-ce que vous dites ?
Si vous avez un problème d’audition peut-être avez-vous des bouchons de cérumen dans les oreilles.
Il existe une méthode plutôt méconnue, mais efficace pour enlever ces sécrétions : ce sont les bougies d’oreille.
En brulant, la bougie posée sur l’oreille, aspire le cérumen. On pourra en reparler, si vous le souhaitez, lors d’une prochaine rencontre.
A bon entendeur, Bonne Année et très bonne santé
Comment ?
BONNE ANNEE !
Ca fait mal mais ça fait du bien
décembre
En règle générale lorsqu’une personne vient consulter le rebouteux c’est parce qu’une douleur devient trop gênante, trop fatigante à supporter, trop invalidante dans le quotidien, trop…
Pour soulager la personne, le rebouteux va explorer la zone concernée. Cela peut être…douloureux. Mais il arrive que certains patients décrivent leurs ressentis de manière surprenante : « ça fait mal mais ça fait du bien ». C’est ce qu’on appelle une douleur exquise.
Pas toujours facile de comprendre la logique entre l’information transmise par le cerveau et l’interprétation sensitive que l’on en fait.
Un regard dans le rétro
novembre
Voilà un an que j’exerce ce métier de rebouteux.
Que de chemin parcouru entre l’idée, la mise en forme de ce projet et sa concrétisation !
Quoi dire de cette première année ?
Ce fut une année ponctuée de belles rencontres riches d’écoute et de dialogues.
Apporter un soulagement, être à l’écoute des patients, prendre le temps sont des aspects de mon métier qui me sont chers et j’ai plaisir à les mettre en œuvre au quotidien.
Merci à vous d’avoir partagé cette première année avec moi.
Ce sera avec plaisir que j’essaierai de vous apporter du soulagement pour les jours à venir.
Dans le labyrinthe de l’épaule
octobre
L’épaule est un grand labyrinthe où se rejoignent : l’omoplate, la clavicule, l’humérus. Ils se relient par différents muscles qui partent du dos, de l’omoplate, de la région cervicale, du thorax, du bras.
En fonction des douleurs décrites par le patient, le rebouteux commence par faire une première lecture de la carte corporelle avec ses yeux, puis il entame son exploration par le toucher en se déplaçant sur les diverses zones douloureuses. Quelques fois, il est obligé de revenir sur ses pas, c’est le principe des labyrinthes.
Comme dans toutes aventures entreprises dans un labyrinthe, le but est de trouver la sortie.
Le rebouteux sait qu’il a trouvé la sortie lorsque le patient trouve du soulagement.
Le Toucher
septembre
L’être humain est doté de cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Même si les cinq sens ont leur importance dans notre rapport à la vie, attardons-nous sur le toucher…
A chaque âge, le toucher nous permet de ressentir la VIE aux travers de nos émotions, de nos diverses expériences corporelles. On pense au corps à corps maternel, aux câlins parentaux, ou bien encore à la caresse amoureuse.
Enfin, lorsque le corps est douloureux et que vous vous en remettez « entre les mains » du rebouteux, le toucher devient un mode de communication.
Mes mains restant à votre écoute…

