Epreuve ou expérience ?…
septembre
Comme chacun peut en faire l’expérience : La vie n’est pas un long fleuve tranquille, sur laquelle on navigue sans encombre. On fait des rencontres, on traverse des émotions, on vit des événements que l’on surmonte plus ou moins bien.
Lorsque l’on vit une situation inconfortable, qui déclenche un mal être et que cette situation perdure dans le temps, on peut dire que c’est une véritable épreuve ! Notre équilibre émotionnel est bousculé, notre moral peut être lourdement impacté.
Il s’agit de trouver la porte de sortie de cette situation pour se préserver.
Une fois l’issue trouvée, le retour au calme émotionnel se fait ressentir. On peut, de nouveau, vivre dans un environnement plus serein, qui correspond mieux à nos besoins.
Quelques temps plus tard, arrive le moment où l’on s’autorise à regarder ce passé chargé émotionnellement. Est-ce que notre regard est le même ? Cette situation que l’on jugeait inconfortable est –elle toujours ressentie comme une épreuve ou bien peut-on la qualifier d’expérience ?
Le choix des mots est important. Le terme « épreuve » vient marquer le fait que la charge émotionnelle reste élevée. Cela signifie que l’on pas pu, ou pas su modifier son regard sur ce passé comme si on était coincé dans un mode de pensée. Quant au terme « expérience », il vient signifier que l’on a appris de notre propre fonctionnement, de notre façon de réagir. L’emploi du terme « expérience » vient marquer une avancée dans la compréhension de nous-même. La pensée est dynamique.
La succession d’expériences tout au long de notre vie nous amène à nous remettre en question dans notre propre fonctionnement. Elle nous empêche de tourner en rond, bien au contraire… 😉
Petite pause estivale…
août
J’avoue que cette pause estivale n’est pas pour me déplaire.
Le fait de changer de rythme, ne pas se soucier des heures, improviser des repas entre amis, se faire plaisir dans des activités loisirs, prendre son temps, découvrir de nouveaux paysages…
La liste des plaisirs, petits ou grands, peut être longue, même très longue si l’on décortique nos journées de vacances… Encore faut-il en prendre conscience pour les apprécier au maximum.
Je serais de retour le 24 août en attendant je me mets en mode « Pause » 😉
A bientôt et bel été à vous
Savourons notre chance d’être valide…
juillet
Faire une randonnée, admirer de merveilleux paysages,
Aller rendre visite à un ami, prendre le temps d’une pause café,
Prendre sa voiture, son vélo pour aller là où bon nous semble,
Se laver tous les recoins du corps, se couper les ongles de doigts de pied
Tenir un livre pour voyager au travers d’un récit,…
Je pourrais énumérer une quantité phénoménale de petites choses qui ponctuent notre quotidien : entre nos besoins vitaux, nos besoins corporels, nos besoins relationnels, l’assouvissement de nos désirs sans rencontrer la moindre difficulté physique. Lorsque l’on est valide, tout cela est « normal », cela ne demande pas d’effort particulier.
Mais cela n’est plus du tout la même histoire dès lors que l’on rencontre des douleurs liées à de l’usure, une maladie, ou suite à une opération, ou à du surpoids, ou suite à un accident. Le corps est douloureux. La personne est comme enfermée dans son propre corps qui ne lui répond plus. Chaque geste est réfléchi. Les pensées sont tournées vers le « comment je vais faire pour limiter la/les douleurs ». C’est fatigant, physiquement et mentalement.
On ne peut pas se mettre dans le corps de la personne qui souffre. On ne peut pas comprendre ce qu’elle endure, on peut seulement l’imaginer. C’est cette empathie qui donne de l’espace à la personne pour exprimer ce qu’elle ressent, peut-être pour la soulager un peu.
Bel été à tous 😉
Travailler avec le coeur…
juin
J’ai envie de vous partager une de mes rencontres, vous comprendrez mieux le titre de ce Regard.
Je reçois une personne qui traverse une période de sa vie remplie de questionnements sur elle-même, sur son couple. Elle se sent à fleur de peau. Les larmes montent facilement dans les yeux et débordent parfois sur les joues. Beaucoup de souffrances transparaissent dans son discours.
Pendant le soin, je me dirige vers le cœur, zone, par définition, des émotions. La personne respire tranquillement. Mes mains suivent le rythme de son corps. Beaucoup de résistances apparaissent. Sa respiration s’accélère lorsque la douleur est présente. Je maintiens mes points d’appui, jusqu’au moment où je ressens un énorme relâchement dans mes mains, dans mes doigts. Sa cage thoracique a un mouvement d’abaissement assez important. J’accompagne avec des mots ce relâchement.
De son côté, sa respiration tranquille a laissé la place à de gros sanglots : son cœur s’était détendu.
Quel soulagement ! Oui ce soulagement est partagé.
Quel plaisir d’exercer un métier qui fait du bien autant aux personnes accompagnées qu’à moi-même.
A bientôt
Machi Mouchkil
mai
En arabe, Machi Mouchkil signifie « pas de problème ». On peut entendre très fréquemment cette expression dans les pays nord africains.
Au-delà de cette expression, Machi Mouchkil, se cache une philosophie de vie. Rien n’est un problème, il y a toujours des solutions. On peut être agacé d’entendre cela quand on est en pleine tempête émotionnelle, ou noyé par des soucis matériels. C’est vrai que la vie peut nous faire traverser des épreuves parfois difficiles, plus ou moins longues à endurer.
Et si on abordait les épreuves, petit bout par petit bout,
Et si on laissait de côté l’image d’un idéal : famille idéale, travail idéal,…
Et si l’on prenait le temps de regarder ce qui est agréable dans notre quotidien
Et si on acceptait de laisser le temps au temps,
Peut-être que notre regard sur la vie changerait un petit peu d’angle,
Alors les épreuves de la vie seront toujours là, (ce n’est pas magique 😉 elles devront toujours être traversées mais peut-être plus sereinement.
Machi Mouchkil 😉
Etre animé par un projet…
avril
Commençons ce regard par une petite anecdote. Un monsieur vient me voir en soins car il a un projet en tête qu’il aimerait concrétiser : courir les 100kms de Millau.
Avec la sagesse de son âge, il va avoir 70 ans, et un caractère de challenger, il a pris le temps d’étudier tous les paramètres de ce projet : préparer un planning d’entrainement, avoir une bonne hygiène de vie, être à l’écoute de son corps. Il veut optimiser toutes les chances pour mettre en œuvre son projet.
Etre animé par un projet de quelque nature que ce soit, donne l’impulsion à cette vie qui nous habite. Savoir écouter nos envies et se donner les moyens de les mettre en œuvre n’est peut-être pas si inaccessible que çà !
Un verbe travers ma réflexion : OSER ! c’est pas mal comme projet 😉
Et si la phrase « je suis stressé » cachait bien des choses ?
mars
J’imagine que vous avez déjà entendu ou même dit cette phrase : « je suis stressé ».
Soit on fait le choix de s’arrêter à cette description de notre état émotionnel ou bien, on peut chercher à gratter un peu la surface qui, à mon sens, peut cacher une multitude d’émotions désagréables.
Pour illustrer ma pensée, je vais vous donner un exemple. Dans mon dernier Regard du mois de février, j’abordais la question du deuil. Une personne en deuil traverse des vagues émotionnelles importantes. Elle peut passer de la colère à un sentiment d’injustice, de la peur de l’avenir à une tristesse immense. Résumer en une phrase la complexité émotionnelle d’une personne, laisse entrevoir tout le développement qui pourrait s’en suivre.
Cette même personne endeuillée, peut-être par difficulté d’analyse d’elle-même ou l’envie de garder toutes ces émotions pour elle, à la question : « comment vas-tu ? », pourrait répondre : « je suis stressée ».
Lorsque le temps nous laisse le temps d’écouter et que la personne stressée a envie de développer sa réponse alors c’est avec une grande bienveillance que le dialogue s’ouvre, que le vocabulaire se précise. Le mot « stress » laisse la place à des nuances d’émotions. Ce sont ces nuances qui éclaircissent sa pensée, peut-être même, ses émotions et permettent alors de se sentir moins « stressé » 😉
Dire aurevoir en remerciant…
février
Lorsque l’on traverse des périodes difficiles comme le deuil d’une personne qui nous est chère, on peut se laisser envahir par le chagrin, plonger dans une grande détresse émotionnelle dans laquelle on se sent seul, terriblement seul. Cette solitude dans laquelle personne ne peut nous rejoindre.
Mais vous savez quoi ? On a une force en nous, dont on méconnait parfois la puissance. Cette force de vie nous donne cette impulsion d’envisager la situation autrement comme si on pouvait entrevoir une petite étincelle au bout du tunnel.
Et si cette petite étincelle passait par le remerciement. Une explication s’impose n’est-ce pas ?
Effectivement, plutôt que de vouloir emmener nos pensées loin de la source de notre chagrin, on allait y regarder de plus près et remercier mentalement la personne pour tous les moments partagés, pour l’importance du rôle qu’elle a joué dans notre propre vie. C’est prendre le temps de penser à la personne avec un nouvel œil : comment cette personne a enrichi ma vie ? Comment cette personne a été présente dans les moments clés de ma vie ?
En mettant en lumière ces souvenirs heureux, je pense que le chagrin pourra être de moins en moins prégnant. Ainsi on pourra dire aurevoir à la personne en gardant le « beau » de cette relation passée.
De tout coeur…
janvier
Rire de rien, rire de tout, chanter dans sa salle de bain, chanter dans une chorale, danser son propre style, danser en groupe, danser en couple, papoter avec qui on veut, tricoter avec ou sans trou, bricoler par tous les temps, jouer en famille, jouer avec des amis, écrire des nouvelles, récolter son miel, fabriquer son pain, marcher en écoutant la nature, marcher comme un vrai sportif…
Je nous souhaite de conjuguer tous les verbes qui nous remplissent de bonne humeur pour cette nouvelle année qui s’offre à nous.
De tout cœur, je vous embrasse.
La liste de mes envies…
décembre
Ce n’est pas parce que j’ai un âge avancé 😉 que je ne m’autorise pas à avoir une liste d’envies. En cette période festive, je pourrais rédiger une liste au Père Noël mais pour être certaine que mes envies seront exhaussées, il me parait logique de m’adresser ma propre liste :
Envie de légèreté,
Envie de simplicité,
Envie de spontanéité,
Envie d’insouciance,
Envie de bienveillance,
Envie de regarder le monde avec un regard d’enfant : sans jugement, juste curieux de tout ce qui l’entoure, assoiffé d’apprendre et de comprendre.
Allez ! A moi de me répondre au mieux 😉
Je vous souhaite de répondre à vos propres listes d’envies.
A bientôt

