La force de présence du toucher

avril

Peut-être que ce regard porté ce mois-ci sur ma pratique concernant les fascias va parler à certains d’entre vous…

Lorsque le patient vient avec une douleur, je viens, par mon toucher, me mettre en contact avec la personne, sa peau,… mais pas seulement. Je porte toute mon attention sur ce que je ressens dans la profondeur des muscles mais aussi des os. Est-ce que c’est dur ? trop dense ? plutôt avec de la chaleur ? Puis mes doigts se posent en point d’appui sur une zone parfois étendue, parfois plus précise et j’attends. J’attends quoi ? Et bien j’attends que les fascias qui constituent les fibres des muscles, des os commencent à se remettre en mouvement.

Et comment le sait-on me direz-vous ?

Il arrive que la force de présence du toucher amène le patient à être aussi très à l’écoute de ce qu’il peut ressentir dans l’instant présent. Lorsque la tension musculaire lâche, nous sommes souvent deux à la ressentir instantanément : sous mes doigts la zone mise en point d’appui n’a plus la même densité, c’est beaucoup plus fluide, et le patient ressent un soulagement.

On se regarde comme si on se disait « t’as senti ! »

Bien sûr, cela donne lieu a des échanges verbaux ensuite.

C’est chouette toutes ces expériences partagées !

Merci

Se faire du bien dans son corps et dans sa tête

mars

Je viens faire appel à vos souvenirs !

La scène se déroule un matin ; j’ai pas trop bien dormi, j’ai envie de rien, il ne fait pas beau. Bref, la journée ne commence pas sous le meilleur angle. Alors je me motive : « ce serait bien que j’aille marcher… » mais …« J’ai la flemme. » Je me raisonne « Allez vas-y ! ca va te faire du bien »

Avec un petit coup de pied aux fesses, je chausse les baskets et me voilà en route.

Au début de la ballade, mon cerveau n’arrive pas à en profiter, il continue à penser, penser à tout sauf aux sons de la nature et au beau paysage qui m’accompagnent.

Au bout de 20-30mn, je me sens plus attentive à ce que je vis : le chant des oiseaux, les bonnes odeurs de la forêt…

De retour de ma ballade, je me sens pleine d’entrain : la tête et le cœur légers, les muscles de mes jambes fatigués mais présents, vivants.

Voilà qui est ressourçant de savoir que l’on peut se faire du bien aussi simplement tant physiquement que psychologiquement !

Toucher et se laisser toucher

février

Je voulais partager avec vous un point d’étape dans ma formation de fasciathérapie entamée depuis janvier 2020.

En fasciathérapie, on parle de « toucher du sensible ». Ces mots mis les uns à côté des autres leur donne un sens qui me parle bien. En effet, le propre de mon métier est de soulager les maux des personnes par le biais de mon toucher. L’approche de la fasciathérapie a mis des mots sur ce que je pouvais ressentir par le biais du toucher.

Tout d’abord, on ne peut avoir un toucher sensible que si on est sensible aux autres. D’ailleurs, dans la vie quotidienne, on peut dire : « je suis touchée par ce que tu me dis ». Et bien, en fasciathérapie on a la chance de pouvoir dire cela mais également de dire « je suis touchée par ce que je ressens sous mes doigts ». On est présent à 100% avec la personne que l’on traite. La personne nous touche lorsqu’on la touche.

Dans cette relation patient-thérapeute, le toucher du sensible prend tout son sens lorsque le thérapeute ressent la détente interne qui s’opère sous ses mains et que, dans le même temps, le patient peut exprimer avec ses mots la sensation de relâchement.

Ce sont des moments de partage très chouettes à vivre !

Merci à vous 😉

Une année avec des sourires!

janvier

Pour cette nouvelle année, je nous souhaite à tous d’avoir le plaisir de redécouvrir nos sourires, l’expression de nos visages cachés derrière nos masques.

En effet, ces masques nous font prendre conscience de l’importance du langage non verbal dans la communication : nos mimiques qui nous définissent, nos sourires, notre menton qui se plisse quand on retient nos larmes.

Je vous souhaite une année ponctuée de beaucoup beaucoup de sourires et de rires.

Expériences uniques!

décembre

Nous pouvons partager un évènement commun avec la famille, les amis, un groupe de personnes mais cet évènement sera une expérience unique pour chacun. En effet, on a tous notre propre histoire, notre personnalité qui font que l’on vivra d’une manière particulièrement forte (ou non) un même évènement.

On peut se sentir déçu ou incompris lorsque l’on vit avec beaucoup d’intensité un moment fort en émotions mais difficilement « partageable » avec les autres, où les mots se révèlent creux ou réducteurs face à l’immensité de ce qu’on voudrait partager.

Allons, allons, ce n’est pas grave ! Ce qui est intéressant à savoir est que chacun peut expérimenter au fond de lui des expériences fortes. On a un vrai trésor en nous, à nous de le découvrir !

Nos émotions au travers notre corps

novembre

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Chacun le sait, chacun a pu l’expérimenter.

Lorsque les épreuves douloureuses s’enchainent, on passe par une variété d’émotions : la peur, une très grande tristesse, les angoisses, la colère. Inévitablement notre corps subit ces émotions. Cela se manifeste par des tensions qui apparaissent dans le dos, la nuque, les épaules, problème de digestion…

Au travers de mon travail de thérapeute manuelle, je travaille sur ces tensions. Mais comme vous l’aurez compris, l’échange verbal fait également partie intégrante de mon intervention.

Le fait de mettre des mots sur les maux participe à l’apaisement de la personne dans son intégrité.

Prenez soin de vous 😉

Maintenant

octobre

Les innombrables publicités, les différents médias nous rappellent toujours que nous sommes dans une société de consommation qui anticipe nos éventuelles envies : « Halloween est proche… », « Noël arrive à grands pas… »

Et si ces fêtes n’avaient pas de sens pour nous ? Pourquoi attendre une date dictée par le calendrier pour vivre un moment joyeux, seul ou à plusieurs ?

Et si on se disait que ce moment serait maintenant.

Même s’il pleut, s’il fait gris, le plus important est d’écouter ses envies.

Passez une bonne journée remplie de ce qui vous plait !  

« Youpi »:un mot si simple qui traduit tant de choses…

septembre

Vous connaissez ce sentiment délicieux qu’est « la joie de vivre ». Quand il nous habite tout est beau, le sourire ne quitte plus nos lèvres, on se sent gonflé d’une force intérieure qui ne cherche qu’à exploser tel un arc en ciel pour en faire profiter la terre entière. C’est très poétique tout ça, n’est ce pas?

Mais tout ça pour dire que l’on peut ressentir en soi des émotions, des sensations qui sont tellement subtiles et d’une telle diversité qu’il n’existe pas assez de vocabulaire pour les partager fidèlement en restant au plus juste de ce que l’on vit à l’intérieur.

Mes quelques expériences de méditations, en lien avec ma formation de fasciathérapie, m’ont permis de vivre des expériences nouvelles avec moi-même. Expériences à poursuivre !

A la découverte des fascias…

août

Vous connaissez les fascias ? Non pas encore ?

Les fascias sont des membranes, qui recouvrent l’ensemble du corps, des pieds à la tête, de la couche la plus superficielle de notre enveloppe corporelle à la plus profonde en passant par les viscères, les os.

Les fascias sont reliés entre eux. Ils jouent un rôle essentiel dans les tensions musculaires.

Depuis janvier, je suis une formation sur cette approche du corps par le biais des fascias. Je vois cette approche comme complémentaire à ma pratique. Elle vient enrichir mon toucher.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez que l’on échange plus longuement sur ce sujet.

A bientôt

Tordre le cou au stress!

juin

Pour lui tordre le cou, il faut d’abord l’identifier. Il arrive face à des situations particulières qui peuvent nous paraitre désagréables, incertaines. Il pointe le bout de son nez lorsque l’on vit un changement : déménagement, séparation, deuil, chômage…

Vous avez remarqué tous ces exemples peuvent susciter des émotions diverses comme l’inquiétude, la tristesse, la colère. Et bien le stress, c’est l’amalgame de tout cela dans notre cerveau. On ne voit plus clair. On est « stressé ». Et si on s’asseyait calmement en se disant par exemple : Qu’est ce qui m’inquiète dans ce déménagement ? Qu’est ce qui me rend triste ou en colère ? En ayant cette réflexion, on réussira à identifier la cause. L’étape suivante est l’étape de la solution. Elle permet dans bien des cas de relativiser le « problème ».

Voilà le processus pour tordre le cou à ce fameux stress.

Quelques fois, le cou est très tendu donc difficile à tordre ; des aides extérieures peuvent être judicieuses comme la relaxation, la sophrologie, la méditation…

Ah oui, j’oubliais, le stress a une amie qui s’appelle « angoisse ». Tout un poème…J’en parlerai lors d’un prochain regard.

A bientôt